Malbête

31,85 €
Référence de l'article: B-anthra-malbête

Matériaux : Fil linhasita (anthracite)

 

Pierre : Jaspe peau de léopard (pierre naturelle)

Pierre de lave (pierre naturelle)

Jaspe rouge (pierre naturelle)

 

Longueur : taille unique, réglable grâce à un nœud coulissant

Largeur du tissage : environ 1.2 cm

Si on l’a surnommée La Malbête, La Bête dévorante ou encore, Le Fléau de Dieu mais on connait surtout comme la Bête du Gévaudan. Des bêtes anthropophages, la France en a eu plusieurs : la Bête des Vosges, de Sarlat... Mais celle du Gévaudan reste la plus connue et occupe une place importante dans notre folklore.

En 1763, des attaques sont attribuées à un animal inconnu dont certains aspects sont retrouvées chez la Bête du Gévaudan. La 1ère victime officielle de la Bête, Jeanne Boulet, 14 ans, date du 30 juin 1764. Son corps est retrouvé mutilé. Les attaques d’animaux étant courantes, on ne s’inquiéta pas plus que ça. D’autant qu’à l’époque, il est courant que les enfants conduisent les troupeaux, sans adulte, jusqu’aux pâturages.

Après Jeanne, d’autres attaques poussèrent les jeunes bergers à se regrouper mais ça n’arrêta pas la Bête. On la dit différente d’un loup, la rumeur parle d’un loup-garou et à l’automne 1764, toute la France connait son existence. Le capitaine Duhamel réquisitionna des soldats, recruta des villageois et la traqua, sans succès. Début 1765, Louis XV s’en mêle et envoie D’Enneval, l’un de ses meilleurs chasseurs, qui se rend en Gévaudan avec son fils. Encore un échec. L’histoire de la Bête finit par franchir les frontières et Louis XV devint la risée des royaumes voisins pour ne pas réussir à protéger son peuple des mâchoires d’un simple loup”. Sauf que tous les paysans qui l’ont vu affirment tous, en plus de donner la même description : la Bête n’est pas un loup !

En juin 1765, le Roi envoie François Antoine, son porte-arquebuse, et son fils, Antoine de Beauterne. Le 11 août, lors d’une battue, la Bête est blessée par une paysanne, Marie-Jeanne Vallet. Le 21 septembre, un animal décrit comme un gros loup est tué. Considéré comme étant la Bête, il est naturalisé et ramené à Versailles. Officiellement, la Bête du Gévaudan est morte et Louis XV ne veut plus en entendre parler. Officieusement... la mort plane toujours sur le Gévaudan, désormais livré à lui-même...

De décembre 1765 à février 1766, il y a des attaques épisodiques qui deviennent plus nombreuses à partir de mars. Le reste de 1766 est marqué par les attaques et les battues pour débusquer la Bête. Elle se montre cependant moins entreprenante qu’avant et plus prudente en plus d’avoir restreint son territoire de chasse. S’il englobait une bonne partie de l’actuelle Lozère ainsi qu’un peu du sud du Cantal, le sud-ouest de la Haute-Loire et le nord-est de l’Ardèche, la bête se cantonne désormais à la zone des Trois monts, en Lozère : mont Mouchet, mont Grand et Montchauvet.

Le 17 juin 1767, elle fait une énième victime : Jeanne Bastide. La dernière. S’en suivit le 19 juin une énième battue mais la dernière. Parmi les participants de la battue se trouvait Jean Chastel, un paysan local réputé pour être un excellent chasseur. Il fut celui qui mit fin au règne de la Bête du Gévaudan. Il est de tradition orale que Chastel était assis sur un rocher en train de lire la Bible lorsque la Bête vint à lui. Il aurait pris le temps de fermer la Bible, retirer ses lunettes et prendre son fusil avant de lui tirer dessus et de la tuer avec une balle d’argent sans qu’elle ait cherché à s’enfuir. Mais ucune archive ne l’a confirmé... La Bête fut rapidement (et mal) empaillée et Chastel alla à Paris pour la montrer au Roi qui refusa de le recevoir. Pour lui, le problème de la Bête était réglé depuis longtemps. La dépouille aurait ensuite été enterrée dans le 7ème arrondissement de Paris.

Au cours de ces 3 années, la Bête fit plus d’une centaine de victimes, 300 selon certaines sources. Elle s’attaquait surtout aux enfants, aux jeunes garçons et aux femmes. Ceux ayant survécu à ses attaques et/ou l’ayant affronté affirment tous que la Bête n’est pas un loup. Elle n’en a ni le comportement ni l’apparence. Agressive, agile, ne craint pas l’Homme, audacieuse, acharnée, rusée. On la dit même capable d’ubiquité.

Elle a la taille d’un veau de 1 an, de grosses pattes avec de grandes griffes. Des poils noirs et hirsutes qui lui parcourt le dos. Un pelage roux avec une tache blanche en forme de cœur sur le poitrail. Une grosse tête avec un museau pointu. Une longue queue frottant le sol. Vu sa résistance aux armes, certains disent qu’elle portait une cuirasse en peau de sanglier.

Quant aux théories sur l’identité de la Bête, elles sont nombreuses :

  • un loup
  • un hybride chien/loup
  • un animal importé d’Afrique (léopard, hyène...)
  • un autre animal exotique
  • une punition Divine
  • un loup-garou
  • un animal cryptique
  • une créature venue d’un autre monde (ou extra-terrestre)
  • un sadique
  • un homme déguisé en bête
  • une association homme/animal
  • une conspiration politique

Certains nobles locaux comme le comte de Morangiès fut soupçonné d’être impliqué. Jean Chastel le fut aussi, notamment parce qu’on pensait qu’il était un meneur de loups, une personne ayant une influence surnaturelle sur ces animaux.